Du terroir
 « Le terroir est l’expression d’un héritage, d’une longue histoire naturelle et humaine », il représente des interactions complexes entre climat, topographie, géologie, biologie… et vignerons aussi, car l’homme marque fortement de sa main la terre qu’il cultive.
Rien ne nous motive plus que de produire des vins qui portent dans leurs qualités gustatives la mémoire du lieu d’origine…
Les autres sites de
Nicolas Thienpont
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  Climat et microclimat

Le vignoble de Larcis Ducasse regarde la vallée de la Dordogne depuis la côte Pavie, exposé au sud. Cette situation vient tempérer les excès climatiques tout en assurant une maturation optimale des raisins. Coupée des vents du nord et protégée par la rivière, la vigne ne craint ni les gelées ni la canicule. Le raisin mûrit pleinement en préservant sa fraîcheur et son fruit grâce à l’alternance de chaudes journées d’été dans ce coteau sud et des nuits rafraîchissantes sous l’influence de la Dordogne.

  Topographie

L’intérêt de cultiver la vigne en coteau n’est plus à démontrer. D’une part, la vigne capte bien mieux le rayonnement solaire et d’autre part, le drainage se fait naturellement. Quand on sait combien la vigne aime le soleil et déteste l’eau, on comprend aisément pourquoi elle se plait ici. Toutefois, la circulation de l’eau est tellement rapide en pente que les dégâts pourraient s’avérer considérables si on ne luttait pas contre le phénomène. La préservation des haies, un travail sur la perméabilité des sols et l’installation de drains superficiels dans les allées enherbées nous permettent de bien capter les eaux de ruissellement, responsables de l’érosion.

  Géologie

Le vignoble du Château Larcis Ducasse, bien que constitué d’un bloc de 11 hectares, est planté sur plusieurs formations géologiques. Du pied de côte en remontant jusqu’au plateau, on rencontre différentes couches géologiques qui affleurent :
- la parcelle du bas repose sur des nappes alluviales quaternaires qui correspondent aux dépôts fluviatiles de la Dordogne. Ce sol présente une texture sablo-argileuse faiblement calcaire en surface.
- Sur les premières pentes, nous retrouvons des formations tertiaires avec des terres argilo-calcaires de nature colluviale, au-dessus de sable fluviatile.
- Dans les pentes les plus fortes (jusqu’à 25 % d’inclinaison), on est en présence de la molasse du fronsadais datant du Sannoisien, une roche calcaire tendre de texture fine (limono-argileuse)
- A l’approche du plateau, apparaît l’argile de Castillon, une argile verte à nodules calcaires d’une épaisseur d’un mètre environ.
- Enfin, nous atteignons le plateau calcaire sur lequel on trouve des terres argilo-calcaires. Le calcaire à Astéries formant le plateau est un calcaire fossilifère présentant trois faciès. De la base vers le sommet, il est composé d’une couche peu épaisse d’argile d’huîtres, puis de calcarénite, un calcaire à grain fin, et enfin de calcirudite, riche en fossiles grossiers.
Une telle palette de terroirs, combinée aux cépages, donne naissance à des expressions aussi diverses que complémentaires. Cette déclinaison nourrit la complexité et la noblesse des vins produits au Château Larcis Ducasse.

 

Biologie

Les micro-organismes, champignons et bactéries, de même que les petits animaux occupent une place essentielle dans la dynamique des sols. Ils sont l’interface entre le sol et la plante. Sans eux, le terroir ne « parle » pas et pire même, les sols meurent. C’est à nous, qui exploitons ces sols, de les mettre de notre côté. Conscients du bien précieux qu’ils nous apportent, nous veillons à les stimuler par des apports de compost biodynamiques, des semis de plantes accompagnatrices en hiver et des travaux de sols adaptés à la saison.

« C’est là une définition du terroir qui intègre les différentes échelles de temps et d’espace et qui place l’homme comme acteur et révélateur des potentiels viticoles ; car enfin, y a-t-il de grands terroirs sans hommes ? »
Un célèbre vigneron alsacien a très justement confié que « …Ceux qui veulent croire que le terroir existe à l’état naturel et spontané se trompent. Le terroir, c’est l’homme qui taille et qui laboure. C’est le regard de l’homme qui le fait… »