Du travail des hommes
Préserver son terroir

Fascinés par la qualité des terroirs qui nous sont offerts à Larcis Ducasse, nous nous efforçons à entretenir cette terre par des façons aussi diverses que les terroirs de la propriété sont nuancés. Du printemps jusqu’aux vendanges, le sol est entretenu par des griffages ou des labours légers. A l’automne, la vigne peut être labourée dans le but de bien oxygéner les sols avec les pluies hivernales. Sinon, un mélange céréale-légumineuse est semé pour limiter l’érosion, faciliter la vie microbienne et soigner la structure du sol.
Des fumiers de bovin compostés sont épandus chaque année à l’automne pour conserver une bonne fertilité.

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  Cultiver sa vigne

Choisir le cépage adapté au sol, maîtriser la vigueur et le rendement, contenir les attaques des parasites de la vigne sont autant d’objectifs à poursuivre pour approcher l’équilibre tant recherché et produire des raisins de qualité.
Le vignoble de Larcis Ducasse est actuellement planté de 78 % de merlot, 20% de cabernet franc et 2% de cabernet sauvignon, le tout à une densité de 6000 pieds par hectare. Avec un âge moyen de 35 ans environ, le vignoble est renouvelé continuellement sur une rotation de 80 ans environ, en veillant bien à reposer les sols, les drainer, planter de la vigne issue de sélection massale ou de clones qualitatifs à des densités approchant aujourd’hui les 7500 pieds par hectare.

  Chaque année, nous intervenons manuellement, avec une grande précision, pour réaliser une taille mesurée, des ébourgeonnages et des éclaircissages permettant de répartir et de réguler la production, des échardages et des effeuillages pour assainir l’environnement des grappes. Des traitements réfléchis en fonction des risques parasitaires sont appliqués en veillant bien à ne pas nuire à l’équilibre naturel.
Tout est mis en œuvre pour récolter des raisins sains et mûrs.


Vinifier et élever son vin

A l’approche des vendanges, nous passons 2 fois par semaine dans chaque parcelle pour goûter les raisins, juger de l’évolution de leur maturation. Une fois l’équilibre maturité tannique et fraîcheur aromatique trouvé, les vendangeurs arrivent. En respectant bien l’intégrité du raisin, des tris effectués manuellement tant à la vigne qu’au chai nous permettent de ne conserver que les baies mures. Après éraflage mais sans foulage ni pompage, le raisin est encuvé par gravité en grains entiers, en séparant bien les cépages et les parcelles. L’essentiel de la qualité du futur vin est déjà joué.

Avec les levures indigènes, la fermentation alcoolique va démarrer naturellement au bout de 24 à 72 heures. Le jus qui se libère peu à peu des raisins, va fermenter 9 à 15 jours. Le chapeau de marc formé va macérer 3 à 4 semaines au cours desquelles des remontages très fractionnés vont nous permettre d’extraire délicatement couleur, arômes et tanins. Ensuite, le vin est écoulé sans attendre en barriques, renouvelées pour 60 % d’entre elles. La fermentation malolactique se déroule naturellement entre novembre et mars. Si besoin, on effectue des bâtonnages pour extraire des lies, le gras qui va enrober les tanins et rendre la bouche plus suave à la dégustation.
Un 1er soutirage intervient au bout de 6 à 9 mois, avant l’été. Après 2 hivers et 18 mois d’élevage sur lies fines, le vin est stabilisé, affiné, prêt à être mis en bouteille.
La dégustation guide nos pas pendant ces 18 mois de vinification et d’élevage pour que les vins mettent en valeur les terroirs dont ils sont issus, en se révélant subtils, harmonieux et élégants avec de la matière, de l’onctuosité et du fruit.
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